Randonner autour des châteaux de Schwangau en Bavière [Allemagne]

Je pensais que le point d’orgue de ces deux jours allait être la visite des châteaux. Eh bien non, c’était cette randonnée en bordure des Alpes.

[Cliquez ici pour retrouver mon article sur l’organisation de ce séjour en Bavière.]

À l’office du tourisme de Füssen, on vous vendra (5 €) une carte bien utile pour randonner dans les environs.

Füssen et sa jolie architecture colorée

Une fois garé à Schwangau, sur l’immense parking payant (8 €) ou à votre hôtel si vous optez pour le plan malin-radin (réservez une chambre à l’hôtel Garni et vous pourrez laisser votre voiture sur le parking de l’hôtel, emplacement idéal au pied des châteaux, au départ des randos, et gratuit du coup), vous pouvez démarrer immédiatement la rando.

Début de la randonnée, sur Bleckenaustraße

(Si vous séjournez à l’hôtel Garni, pensez que vous devez arriver à l’hôtel avant 20 h pour vous enregistrer. Donc calculez bien les heures de marche et organisez-vous en conséquence. Reportez-vous aux détails de mon organisation heure par heure dans l’article Récap’.)

La randonnée que j’ai faite est une boucle qui monte jusqu’au restaurant panoramique de Tegelberg (faisable en 4-5 heures pour des petits marcheurs comme nous), puis qui redescend, passant de col en col (comptez 2-3 heures de descente). C’est faisable même pour des marcheurs non aguerris comme moi, en prenant son temps. Dénivelé : 1 000 mètres.

Rivière Pöllat, que l’on suit au début

Pour commencer, suivre Marienbrücke depuis Schwangau mais ne pas aller jusqu’au pont. Au grand croisement des chemins (arrêt de la navette pour le pont d’ailleurs)
Jugendstraße/Brunnstubenweg/Bleckenaustraße, choisir Bleckenaustraße, le panneau indique Tegelberg. Au début, c’est une route qui suit la rivière Pöllat (ci-dessus).

Début de la partie montagnarde de la randonnée

Ensuite, au bout d’une heure de marche sur la route tranquille, on bifurque (bien se référer à la carte pour ne pas manquer le croisement) et c’est parti pour du sous-bois et de la montagne. C’est splendide. Encore une fois.

Moi sur un promontoire, face à ces lointaines montagnes bleues qui me fascinent avec, en bas, la vallée

Derrière nous s’élèvent petit à petit les montagnes plus lointaines, aux nuances bleutées. Un régal.

Et on est bien loin de la foule de Schwangau. Nous avons rencontré très peu de monde sur les chemins à cette époque de grande fréquentation des châteaux (juillet)…

Un petit promontoire qui vous tend les bras

Sur le chemin, de petits promontoires ouvrent les bras aux « aventureux ». On se sent comme suspendu devant l’immensité, seul face à la vallée et à la montagne qui s’étendent devant nous. Avec une vue à 180° minimum. Magique.

Cabane d’observation, accessible après petit crapahutage

Par-ci, par-là, une cabane d’observation.

Accès à la cabane (j’ai une âme d’enfant, je ne peux pas résister à grimper partout)

Et on passe par des vallées verdoyantes à souhait.

Un panorama ouvert « surprise » de l’autre côté, après un petit col.

On marche sur des chemins étroits à flan de montagne.

Contraste entre herbe rase vert vif et grands sapins vert forêt

On grimpe au pied de falaise.

La diversité de cette ascension fait aussi partie de ce qui m’a conquise.

Vous avez dit idyllique ?

Les ascensions réservent souvent de belles surprises, notamment lorsque, derrière un petit sommet, se dévoile un paisible plateau digne des plus beaux pâturages.

Lors de cette rando, on est à la frontière avec l’Autriche, mais on n’est pas très loin de la Suisse non plus.

Arrivés en haut, le restaurant peut vous servir un petit quelque chose à boire. Si vous avez de la chance, vous pouvez assister au décollage d’un deltaplane (il y a une piste juste derrière le téléphérique). Le téléphérique ferme d’ailleurs très tôt (17 h) donc si vous voulez redescendre avec (non conseillé car la descente à pied est merveilleuse), il faut partir/arriver tôt !

La plaine vue depuis le sommet de Tegelberg

En haut, la plaine toute plate s’étend en contrebas, incroyable. Avec un large lit de rivière ensablé au milieu. Le contraste entre le relief abrupt, déchiqueté et montagneux autour du sommet où on se trouve et cette platitude est saisissant. C’est là que semble « commencer » la montagne. Et vous êtes dessus, au premier sommet, tiens !

La descente est géniale, par de petits sentiers qui serpentent et vous font découvrir encore mille merveilles.

Pignon à la descente

On a des vues sur la plaine en bas bien sûr.


Mais aussi sur des lacs.

Lac Alpsee

Et sur des châteaux.

Château de Neuschwanstein

Et le chemin passe bien évidemment par le pont Marienbrücke pour prendre la photo mythique du château de Neuschwanstein.

Classique photo du château de Neuschwanstein depuis le pont de Marienbrücke

Retour à l’hôtel à pied. Préparation pour la soirée au restaurant. Rassasiement. Ouf, bonne nuit.

Petite anecdote : lorsqu’on est arrivés à Tegelberg en fin d’après-midi, c’était le jour du match France-Argentine de la Coupe du Monde… vous imaginez notre choc en voyant le score de 4-2 sur la télé regardée par quelques-uns dans le restaurant. #fierté

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Vos mollets sont prêts ?


Cliquez ici pour voir tous mes articles sur mon week-end en Bavière.

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